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la branche communication




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Laboratoire des Hypothèses



43°59′44″ Nord, 7°08′54″ Est. Clans.
Après 2 années de sommeil, le réveil de la base.

« On souhaiterait en tout cas éviter à la science le comique du geai se parant des plumes du paon et à l’art le pathétique du paon qui emprunterait ses plumes au geai ». Jean-Marc Lévy-Leblond.

« L’expérimentation est un filet pour saisir un poisson que l’on ne connaît pas », John Cage



Après deux ans de recherche collective sur le site archéologique Saint-Lupien, à Rezé, d'arpentages ligériens, de prototypage frénétique dans la Nièvre, Eddy Godeberge et Fabrice Gallis ouvrent une nouvelle voie dans l'exploration du monde et de ses logiques enfouies.

C'est en développant le prototype d'un réseau pneumatique de communication entre Marseille et Cherbourg pour les besoins de leurs projets communs, qu'émergeat l'idée de l'existence d'un rapport inédit entre forme et énergie, information et thermodynamique.

Ayant déjà développé avec Jean Cristofol et Guillaume Stagnaro, au sein du laboratoire PLOT(sème) une théorie physique de la lenteur, dissociée de la célérité et évoluant en temps réel, pratiqué la récupération d'énergies déchues à Meymac, prouvé la réversibilité du temps, et sa computabilité dans le Cher, leur intérêt s'est porté sur une singularité dans la théorie des réseaux :

le taux de détérioration d’une information lors de sa transmission est inversement proportionnel à la complexité du réseau et à la multiplication des noeuds de communication.



Reprenant l'ensemble des données à leur disposition, ils conçurent les prémisses d'un réseau global dont l'énergie serait entièrement captée dans l'environnement immédiat, et restituée sous forme d'une occupation extensive de l'espace.
Plus on bouge, moins notre image s'efface.

Un bref historique :

C'est sur Bad Aibling, ville thermale de Bavière qu'ils jettèrent leur dévolu, biens concients de la position stratégique qu'a occupée cette bourgade dans le réseau Échelon. Y installant une cabane enterrée non loin des installations RADAR, le système de recharge du pneu sembla trouver là une source inépuisable d'énergie d'amplification.

De ce réduit souterrain ont été envoyés bon nombre de messages, vers des destinations connues (Rezé, Meymac, Paris, et bien sûr Marseille et Cherbourg) mais quasiment toutes les réceptions furent un échec.
Après maints calculs et ajustements, il s'avéra exister une zone où la réception devait se montrer plus clémente, un périmètre défini par la moyenne des latitudes et longitudes de nos différents laboratoires, un super-noeud :

47°0'41.145"N | 3°4'42.152"E | altitude 168m



Autrement dit, Fourchambault, Dans la Nièvre.

C'est donc un nouveau laboratoire qu'ils installent au bord de Loire, déployant leur système de réception et profitant cette fois de la colossale source d'énergie générée par la confluence entre Loire et Allier, non loin de là, au Bec d'Allier.
Après d'encourageants résultats (des réceptions à répétition), un curieux phénomène se manifeste.
Que ce soit par leurs dimensions, leur forme, ou leur contenu, les objets où informations bel et bien receptionnés arrivent toujours qualitativement décalés comme par un effet Doppler-Fizeau.

Tout d'abord obscurci par ce triste constat, l'horizon du laboratoire s'éclaircit en arpentant les alentours.
La découverte miraculeuse d'un message dans un étang du parc Saint Léger de Pougues-les-Eaux lors d'une de leurs campagnes de mesure des champs, mis au jour l'évidente concordance entre le décalage de la zone de réception et le passé thermale de la ville.

C'est l'affleurement du passé de Pougues, une source unique de Nostalgie, qui avait perturbé les mesures et conduit les chercheurs sur une fausse piste.
Il est désormais temps pour eux de saisir à bras le corps ce nouveau défi et développer les outils nécessaires à la résolution de ce nouveau problème.


retrospective du laboratoire des hyphotheses, 6 mai 2012.

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